Kévin Subileau

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Piwik, l'outil de statistiques Web libre et auto-hébergé

Si vous possédez votre propre site web, intranet, blog ou forum, vous êtes très probablement intéressé de connaitre le nombre de visiteurs et les pages les plus consultées. Vous êtes donc sûrement partie à la recherche d'outils vous permettant de mesurer l'audience de votre site et de vous présenter des statistiques de fréquentation, et vous êtes probablement tombé sur Google Analytics, la référence en la matière. Mais avant de vous jeter une nouvelle fois dans les bras tendus de Google, je vous propose aujourd'hui de découvrir une excellente alternative nommée Piwik.

Piwik est un logiciel libre et gratuit de statistiques et d’analyse d’audience de sites Web, qui vous permet de collecter des informations sur les visiteurs de votre site et de vous présenter une large collection d'indicateurs : nombre de visiteurs, pages les plus consultées, durée de visite moyenne, mots-clés utilisés, provenance géographique, horaires de connexion, …. Ce logiciel a été fondé il y a bientôt dix ans par Matthieu Aubry, un français résidant en Nouvelle-Zélande.

La version 3.0, publiée il y a quelques jours, propose une nouvelle interface inspirée des principes du Material Design, toujours plus conviviale et paramétrable selon vos besoins. Ainsi par exemple, le tableau de bord peut être personnalisé en ajoutant ou en retirant des widgets afin de mettre en avant vos indicateurs clés.

Piwik

La nouvelle interface de Piwik 3 adopte le Material Design

Mais le plus important est que, contrairement à son principal concurrent Google Analytics, Piwik est conçu pour être auto-hébergé, ce qui signifie qu'il est installé sur votre propre serveur et que toutes les données collectées sont stockées chez vous et restent sous votre contrôle. Les informations et les statistiques que vous récoltez ne sont donc pas partagées avec des tiers et vous préserver ainsi la vie privée de vos visiteurs en leur évitant d'être suivi d’un site à l’autre par un outil qui recoupe les données de plusieurs sources pour retracer le parcours des internautes sur le web tout entier.

C'est d'ailleurs principalement pour cette raison que la CNIL recommande Piwik. Avec un paramétrage adapté, vous pourrez même être exempté d'affubler votre site web de cet odieux message à propos des cookies. En contrepartie de ce respect de la vie privée, vous aurez peut-être un tout petit peu moins de détails sur vos visiteurs (démographie, mots clés de recherche), mais cela reste assez négligeable et je pense qu'il s'agit d'un excellent compromis. Par ailleurs, comme Piwik fonctionne sur votre propre infrastructure et indépendamment du Web, il peut parfaitement être utilisé pour un site Intranet, sur le réseau interne d'une entreprise par exemple.

La mise en place de Piwik est relativement simple et se fait en quelques clics. Il vous faut simplement disposer d'un serveur Web, mutualisé ou dédié, disposant de PHP 5.5.9 minimum et d'une base MySQL. Après avoir téléchargé la dernière version de Piwik, décompressez l'archive sur l'espace public de votre serveur puis rendez vous avec votre navigateur Web sur l'adresse correspondante. Vous tomberez alors sur l'assistant d'installation qui vous guidera dans les étapes suivantes.

Bon à savoir, il n'est pas nécessaire que Piwik soit sur le même serveur que le site à auditer, et il est même possible de dédier un serveur à Piwik et de configurer plusieurs sites indépendamment, sans avoir à installer à nouveau Piwik pour chaque site.

Ensuite, comme toutes les autres solutions d'analyse de trafic, Piwik s'intègre à votre site simplement en insérant sur chaque page un petit code Javascript fourni lors de l'installation. Mais il est aussi possible d'utiliser des extensions pour faciliter cette intégration à votre CMS (WordPress, Drupal, Joomla, SPIP...) ou votre plateforme de e-commerce favori (Magento, PrestaShop, Thelia, ...). Vous pouvez retrouver la liste de tous les plugins officiels sur cette page. Par ailleurs, des applications mobiles pour Android et iOS sont disponibles pour vous permettre de consulter vos statistiques en mobilité.

Pour en savoir plus sur Piwik, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site officiel et sur la documentation (en anglais). Une démo publique et complète est également disponible pour voir et tester cet outil en situation réelle. Enfin, si vous êtes développeur et intéressé par ce projet, vous pouvez contribuer au développement de Piwik via GitHub.

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Captvty : regarder et télécharger les émissions de télévision en replay

Cela fait déjà quelques années que j'ai découvert Captvty et que je l'utilise régulièrement, et il était temps que je vous fasse découvrir cette petite pépite si vous ne la connaissiez pas déjà. Si vous êtes un utilisateur régulier des sites de replay, ce logiciel est tout simplement fait pour vous ! En effet, Captvty est un outil qui vous permet de visionner et surtout de télécharger très facilement et rapidement l'ensemble des programmes de télévision disponibles en rattrapage sur les sites des chaînes de TNT française (MyTF1, Pluzz, 6Play & cie). Vous pouvez ainsi regarder vos émissions en différé avec VLC ou votre lecteur vidéo favori sans connexion Internet (dans le train, l'avion ou le métro, sur votre tablette ou smartphone par exemple), sans limite de temps et sans publicité !

Téléchargement d'une émission

Captvty est relativement simple à utiliser et plutôt intuitif, même si quelques fonctionnalités bien pratiques sont un peu cachées selon moi. Mais pas d'inquiétude, je vais tout vous présenter ! Commençons par le téléchargement d'un programme. Pour cela, il vous suffit simplement de sélectionner la chaîne sur la liste de gauche puis de double-cliquer sur votre émission dans la liste centrale.

Captvty - Téléchargement d'une émission

Captvty - Téléchargement d'une émission

Le téléchargement se lance immédiatement, et vous pouvez suivre la progression en vous rendant sur l'onglet Téléchargement. Si vous ne souhaitez pas attendre, vous pouvez également visionner directement la vidéo en streaming avec le lecteur du site Web ou VLC via un clic droit sur l'émission puis respectivement Visionner ou Visionner avec.... Lire la suite →

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Bureau à distance - Désactiver la vérification de l'identité de l'ordinateur distant

Si vous vous connectez fréquemment à des serveurs Windows par RDP via l'outil Bureau à distance depuis un PC fonctionnant avec Windows Vista, 7, 8, ou 10, vous avez sans doute remarqué qu'un avertissement s'affiche avant chaque connexion, vous indiquant qu'il est "impossible de vérifier l'identité de l'ordinateur distant", et vous demandant de confirmer la connexion. L'apparence exacte de ce message peut varier en fonction des versions de Windows utilisées sur l'ordinateur distant et sur votre poste, mais globalement cela ressemble à l'image ci-dessous :

rdp_identite_message

Rien de bien méchant me direz-vous, il suffit de cliquer sur "Oui" et la connexion se poursuit normalement. Il est même possible de cocher la case "Ne pas me redemander [...]" pour ne plus voir ce message lors des prochaines connexions vers la même machine. Oui mais voilà, si vous vous connectez très souvent à de nombreux serveurs différents car vous administrez un vaste parc par exemple, ce message reviendra à chaque nouvelle connexion et pourrait bien finir par vous agacer...

Heureusement, il existe une solution pour désactiver complètement l'affichage de cet avertissement. Assurez-vous toutefois que toutes les machines distantes auxquelles vous vous connectez sont dignes de confiance, car il s'agit tout de même d'une (petite) sécurité à désactiver.

Ouvrez l'éditeur de registre via le panneau Exécuter (raccourci clavier Win+R) puis en tapant regedit. Naviguez jusqu'à une des deux clés de registre suivantes selon votre préférence :

  • Si vous souhaitez que l'authentification de l'ordinateur distant soit désactivé pour l'ensemble des utilisateurs de votre poste, ouvrez la clé HKEY_CURRENT_USER\Software\Microsoft\Terminal Server Client.
  • Si vous préférez que ce réglage ne s'applique que pour les sessions ouvertes depuis votre propre compte, rendez vous sur la clé HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Terminal Server Client. Il est possible que la sous-clé Terminal Server Client n'existe pas, dans ce cas créez la par un clic droit sur la clé Microsoft puis Nouveau, Clé.

Sous l'une de ces clés, créez ensuite une nouvelle valeur DWORD nommée AuthenticationLevelOverride par un clic droit sur la clé Terminal Server Client, puis en cliquant sur Nouveau, Valeur DWORD 32 bits.

rdp_identite_message_reg

Vérifiez que la valeur assignée à cette nouvelle entrée est bien 0 (zéro). Si ce n'est pas le cas, double-cliquez dessus et modifiez les données de la valeur dans la petite fenêtre qui s'affiche.

rdp_identite_message_reg_value

Et voilà, vous ne devriez désormais plus jamais voir ce message d'avertissement. En bonus, je vous offre ce fichier zip contenant des fichiers .reg permettant de l'activer ou le désactiver encore plus facilement : téléchargez et décompressez cette archive, double-cliquez sur le fichier approprié selon que vous souhaitez activer ou désactiver la vérification d'identité pour l'utilisateur actuel ou tous les comptes, puis confirmez votre action en cliquant sur Oui dans le message qui s'affiche.

Enfin, sachez que cette astuce fonctionne aussi bien que vous utilisiez le client Bureau à distance de base ou un outil un peu plus évolué tel que RDCMan.

let's encrypt logo

Let's Encrypt - Installation manuelle et sécurisée sur Apache

Let's Encrypt est une nouvelle autorité de certification qui délivre des certificats SSL gratuits. Oui, j'ai bien dit gratuit, là où auparavant il fallait parfois débourser jusqu'à une centaine d'euros par an pour un certificat !

Mais désormais, il n'y a plus aucune raison pour ne pas laisser tomber son certificat auto-signé et mettre en place le HTTPS avec un véritable certificat SSL, certifié par une autorité, et qui n'affichera donc pas dans les navigateurs une page d'alerte qui ferait fuir vos visiteurs.

Dans cet article, je vais donc vous présenter la méthode que j'ai utilisée pour mettre en place un certificat SSL gratuit de Let's Encrypt sur mon VPS.

Le site de Let's Encrypt suggère pour cela d'utiliser le client Python officiel, totalement automatisé. Mais personnellement, je ne suis pas très fan de l'idée qu'un script, dont j'ignore le contenu, s’exécute automatiquement avec les permissions root, manipule des fichiers de configurations sensibles (tel que ceux d'Apache), et contrôle la sécurité de mon serveur Web.

De plus, le script officiel requiert selon moi beaucoup trop de dépendances à installer, et propose trop de fonctionnalités par rapport à ce qui m'est réellement utile. Je suis en effet totalement capable de faire l'installation et la configuration initiale moi-même, manuellement. Je n'ai besoin d'un script que pour renouveler automatiquement le certificat, rien de plus.

Je suis donc parti à la recherche d'une solution alternative pour obtenir un certificat Let's Encrypt, et je suis finalement tombé sur acme-tiny. C'est un script de seulement 200 lignes, que j'ai donc pu facilement analyser pour vérifier qu'il ne comportait rien de malveillant, et qui n'a besoin que de Python, quelques modules de base et la commande openssl pour fonctionner. Le plus souvent, tout ceci est déjà présent sur une configuration classique.

La méthode proposée ci dessous est adaptée pour obtenir une sécurité optimale sur un serveur Debian Wheezy ou Jessie, avec Apache 2.2 ou 2.4.10, et OpenSSL 1.0.1. Il est toutefois important que vous compreniez ce que vous faites et que vous ajustiez la configuration proposée selon votre système et vos besoins.
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Windows 10 - Désactiver l'affichage des fichiers récents de l'Accès rapide

L'explorateur de fichiers de Windows 10 apporte une nouvelle fonctionnalité nommée "Accès rapide" qui liste automatiquement les fichiers récents et les dossiers les plus utilisés afin de vous permettre d'y accéder plus rapidement. Cette vue remplace les "Favoris" de Windows 7 et 8.

Toutefois, cette sélection automatique peut poser plusieurs problèmes, comme l'affichage de fichiers ou dossiers sensibles ou personnels dans un contexte professionnel, ou simplement de fichiers peu utiles. Si vous préfèreriez retrouver le fonctionnement de l'ancien volet "Favoris", où vous pouviez sélectionner et épingler manuellement les dossiers de votre choix, sachez que cela est possible très facilement sur Windows 10.

Pour cela, ouvrez l'explorateur puis faites un clic droit sur le lien "Accès rapide" puis sur "Options".

win10-explorateur-options-acces

Puis, dans la petite fenêtre qui s'affiche, décochez les cases "Afficher les fichiers récemment utilisés dans Accès rapide" et "Afficher les dossiers récemment utilisés dans Accès rapide".

win10-explorateur-acces-rapide

Vous pouvez également en profiter pour cliquer sur le bouton "Effacer" pour supprimer l'historique des fichiers et dossiers utilisés. Cliquez ensuite sur le bouton "OK "pour enregistrer les paramètres.

Ensuite, pour ajouter manuellement un dossier à la liste d'Accès rapide, il vous suffit de le glisser-déposer sur le lien "Accès rapide", exactement comme sur les précédentes versions de Windows. Pour en retirer un, cliquez-droit dessus puis sur "Désépingler de l'Accès rapide".

Par ailleurs, vous pouvez également configurer l'explorateur de fichiers pour qu'il s'ouvre directement sur la vue "Ce PC" plutôt que "Accès rapide" si vous le souhaitez.

Virtualbox

VirtualBox - Convertir une image disque de taille fixe en dynamique

VirtualBox propose deux modes pour la gestion de la taille des images disques : allocation dynamique ou taille fixe. Dans le premier cas, le fichier image est initialement créé avec une taille minimale et grossit au fur et à mesure que des données sont écrites jusqu'à atteindre la taille maximale configurée. En revanche, une image fixe, comme son nom l'indique, est créée dès le départ avec la taille demandée et occupe donc immédiatement sa capacité maximale sur le disque physique de l'hôte.

Le choix entre ces deux options peut-être délicat. En effet, chacune à ses propres avantages et inconvénients. L'utilisation d'images de taille dynamique permet d'allouer aux machines virtuelles plus d'espace que ce qui est physiquement disponible, mais cela peut ralentir les opérations de lecture/écriture. Les images de taille fixe ne souffrent pas de ces ralentissements, mais monopolisent souvent beaucoup d'espace disque inutilisé.

Ainsi, que se soit pour récupérer de l'espace disque virtuel inutilisé ou optimiser les I/O, il peut parfois être intéressant de convertir une image de taille fixe en dynamique ou inversement. Malheureusement, VirtualBox ne permet pas à ce jour de changer le mode de gestion de la taille d'un disque virtuel. Cela reste tout de même possible, mais il faut cloner l'image vers une nouvelle.

Pour cela, vous devez utiliser la commande suivante en choisissant pour le paramètre --variant la valeur correspondante au type de disque souhaité (Standard pour une image dynamique ou Fixed pour une taille fixe) :

VBoxManage clonehd [ancienne-image] [nouvelle-image] --variant [Standard|Fixed]

Si le chemin d'installation de VirtualBox n'est pas dans votre PATH, vous devrez bien sûr indiquer le chemin complet de l'exécutable (par exemple, "C:\Program Files\Oracle\VirtualBox\VBoxManage.exe" par défaut sous Windows x64). Cette commande fonctionne pour tous les formats d'images supportés par VirtualBox (VDI, VMDK, VHD, ...). Vous pouvez d'ailleurs la compléter avec l'option --format [VDI|VMDK|VHD] pour changer le format de l'image de sortie.

De plus, si vous convertissez votre disque virtuel vers le format VDI en mode dynamique, vous pouvez ensuite optimiser la taille de l'image disque pour tenter de récupérer de l'espace supplémentaire sur la machine hôte, ou encore augmenter (mais pas réduire) sa capacité maximale en utilisant la commande suivante :

VBoxManage modifyhd [image] --resize [megaoctets]

Pour terminer, il ne vous reste plus qu'à reconfigurer les machines virtuelles connectées à l'ancienne image pour qu'elles utilisent désormais l'image clonée (via le panneau Configuration/Stockage de VirtualBox), puis à supprimer le disque virtuel original après avoir vérifié que tout fonctionne correctement.

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Windows 10 - Ouvrir l'explorateur de fichiers directement sur "Ce PC"

Précédemment appelé le "Poste de travail", puis "Ordinateur", le volet de l'explorateur de fichiers qui affiche toutes les partitions et les supports de stockage amovibles disponibles sur l'ordinateur a finalement été renommé "Ce PC" sous Windows 10. De plus, contrairement aux versions précédentes de Windows, ce n'est plus cette section qui s'affiche par défaut à l'ouverture de l'explorateur de fichiers, mais la rubrique "Accès rapide" (Favoris).

Cependant, si vous préférez accéder directement à "Ce PC" plutôt qu'à "Accès rapide" lorsque vous lancez l'explorateur Windows, vous pouvez modifier ce comportement par défaut très simplement.

Pour cela, ouvrez l'explorateur puis faites un clic droit sur le lien "Accès rapide" puis sur "Options".

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La petite fenêtre qui s'affiche alors permet de régler différentes options pour l'affichage de vos dossiers. Vous pouvez par exemple désactiver l'accès rapide intelligent. Mais ici, l'option qui nous intéresse est la liste déroulante "Ouvrir l'Explorateur de fichiers dans :"

win10-explorateur-ce-pc

Il suffit de choisir "Ce PC" dans cette liste puis de valider par "OK" pour que l'explorateur s'ouvre sur l'affichage des disques et périphériques amovibles.

Une petite astuce qui devrait vous faire gagner quelques précieuses secondes si vous utilisez plus fréquemment la vue "Ce PC" ! Bien entendu, vous pouvez faire l'opération inverse à tout moment pour retrouver le fonctionnement par défaut de l'explorateur. Et pour optimiser encore un peu plus votre espace de travail, vous pouvez également supprimer OneDrive du volet latéral de l'explorateur Windows si vous n'utilisez pas ce service.

Virtualbox

VirtualBox - Compacter une image disque VDI dynamique

Avec VirtualBox, les images disques de taille allouée dynamiquement sont créées avec une taille minimale et grandissent automatiquement au fur et à mesure que des données sont écrites. En revanche, lorsque des données sont supprimées du disque virtuel, l'espace ainsi libéré n'est pas restitué à la machine hôte.

Ces images ne font donc que grossir jusqu'à atteindre leur taille maximale. Cela peut être embêtant si, par exemple, vous copiez temporairement un très gros fichier sur le disque virtuel puis que vous le supprimez. L'image disque aura alors grossi dans le pire des cas de la taille de votre fichier, sans que la suppression de ce dernier ne permette à l'hôte de disposer de cet espace libéré.

Pour récupérer cet espace inutilisé dans le disque virtuel au niveau du disque physique, vous devez alors compacter manuellement l'image disque en appliquant la méthode suivante.

Attention : cette opération ne peut pas être réalisée sur un disque virtuel possédant des instantanés (ou snapshots). Le cas échéant, vous devez donc restaurer l'instantané que vous souhaitez conserver et, au choix, soit cloner le disque virtuel dans cet état et travailler sur le clone, soit supprimer tous les autres instantanés.

Préparation du disque virtuel

Tout d'abord, pour que l'opération soit réellement efficace, vous devez préparer le disque virtuel que vous souhaitez compacter. En effet, le compactage fonctionne en supprimant de l'image les blocs ne contenant que des zéros. Or, lorsque des fichiers sont supprimés sur le disque virtuel, le système de fichiers ne met pas automatiquement à zéro la zone de stockage associée, et VirtualBox ne peut donc pas récupérer cet espace. Il faut donc au préalable mettre à zéro manuellement l'espace libre du disque virtuel à partir de la VM.

Depuis une machine virtuelle sous Windows

Pour faire cela sur une machine virtuelle Windows, l'idéal est de commencer par défragmenter le disque virtuel. Ensuite, téléchargez SDelete de Sysinternals puis lancez la commande suivante depuis le dossier de téléchargement :

sdelete -z

Depuis une machine virtuelle sous Linux

Sous Linux, je vous conseille d'utiliser la commande zerofree, que vous pouvez obtenir en installant le paquet du même nom.

Avant tout, vous devez passer en mode mono-utilisateur (ou maintenance) avec la commande ci-dessous, à lancer en super-utilisateur :

telinit 1

Ensuite, il faut remonter la partition en lecture seule (bien évidemment, remplacez sda1 dans les commandes suivantes par le nom de votre partition) :

mount -o remount,ro /dev/sda1

Lancez enfin la commande zerofree de cette manière :

zerofree -v /dev/sda1

Le cas échéant, vous pouvez ensuite répéter ces deux dernières commandes pour chacune des partitions du disque virtuel à compacter.

Il existe également une autre méthode pour remettre l'espace libre à zéro, qui consiste à le remplir avec un gros fichier ne contenant que des zéros à l'aide de la commande dd puis à supprimer ce fichier. Personnellement, je vous déconseille cette méthode, car elle est très lente et surtout elle va obligatoirement remplir le disque et donc faire gonfler temporairement l'image disque à sa taille maximale, ce qui est un peu le contraire de l'effet recherché... Et si vous avez provisionné plus d'espace virtuel à vos VMs que vous ne disposez d'espace physique, vous risquez en plus de saturer votre espace physique !

Compactage de l'image disque

Assurez-vous d'avoir arrêté toutes les machines virtuelles utilisant le disque cible. Ensuite, lancez la commande suivante :

VBoxManage modifyhd [chemin-du-disque.vdi] --compact

Si le chemin d'installation de VirtualBox n'est pas dans votre PATH, vous devrez bien sûr indiquer le chemin complet de l'exécutable (par exemple, "C:\Program Files\Oracle\VirtualBox\VBoxManage.exe" par défaut sous Windows x64).

Notez que cette commande ne fonctionne pour le moment que sur les images disques au format VDI. Si votre image est dans un autre format, notamment VDMK, vous pouvez toutefois obtenir le même résultat en clonant l'image (avec l'option clonehd). Évidemment, vous devrez dans ce cas remplacer le disque original par son clone dans chacune des machines virtuelles qui l'utilisent.

De manière générale, la commande VBoxManage est vraiment très pratique et permet de réaliser de très nombreuses opérations en ligne de commande, dont certaines qui n'ont même pas d'équivalence dans l'interface graphique. On peut ainsi par exemple convertir une image de taille fixe à dynamique et inversement. Je vous conseille de parcourir la page de manuel associée pour découvrir toutes ces fonctionnalités.